IMPACT SOCIAL · 2007–2027
H.O.P.E
Bonheur · Ténacité · Objectif · Éducation
En 2007, j’ai photographié plus de 350 enfants à travers le Cambodge : dans des orphelinats, des écoles de rue, des villages flottants et des communautés rurales. En 2027, j’y retourne pour les retrouver. Vingt ans. Les mêmes visages. Des vies différentes.
La plupart des photographes immortalisent un instant. Moi, je fais le portrait d'une génération.
L'ORIGINE
COMMENT TOUT A COMMENCÉ
2007. Mitch Webber, directeur chez Ogilvy Action Bangkok, m'invite au Cambodge. Le brief : créer un calendrier caritatif au profit des enfants dans le besoin. Le point de départ : Sunrise Cambodia, un orphelinat situé à Siem Reap et fondé par Geraldine Cox, où Ogilvy avait déjà fait don de vélos aux enfants.
Ce calendrier n'a jamais été commercialisé ; des contraintes internes au sein du réseau de l'agence l'ont empêché. Les photographies ont toutefois été conservées. Elles ont reçu une mention honorable aux International Photo Awards 2007, dans la catégorie « Personnes ».
Le projet qu'ils ont annulé est devenu le modèle de référence pour tout ce que je fais.
HOPE n'était pas un échec. Le salon Photo Art Asia 2008 l'a prouvé. Dix-sept années d'action sociale l'ont confirmé.
UNE APPROCHE AUTHENTIQUE
Pas d’intermédiaires. Pas de cadre institutionnel. Pas de programme imposé par une ONG. Juste un tuk-tuk, un appareil photo et l’instinct de s’arrêter dès qu’une rencontre se présentait.
J'ai passé des jours à parcourir Siem Reap : les quartiers, les districts, les écoles de rue, les villages le long du Tonlé Sap, l'hôpital. Je descendais de voiture, je prenais des photos, j'offrais des porte-clés en guise de remerciement aux enfants, puis je repartais. Certains après-midis m'ont marqué à jamais : des femmes qui me racontaient comment elles avaient survécu aux Khmers rouges. Des enfants débordant d'énergie malgré tout ce qui les entourait. J'ai également pris des photos à Phnom Penh et à Sihanoukville.
Ces images ont su préserver intacte cette émotion. Dix-sept ans n'ont rien changé à ce qu'elles renferment.
C'est ça, le documentaire. On ne met pas en scène la scène. On mérite sa place dedans.
Le salon Photo Art Asia 2008 a démontré que le concept fonctionnait : ma photographie « Serenity Aspekt » a été choisie comme image officielle d'une exposition caritative en faveur des enfants séropositifs en Thaïlande, et l'œuvre a été acquise par un collectionneur privé.
C'était le début.
LES CHIFFRES
VINGT ANS PLUS TARD
LA VISION
DIPTYQUES ET TRIPTYQUES
Le cœur du projet H.O.P.E réside dans une approche documentaire longitudinale rarement explorée en photographie. Chaque sujet apparaît à deux reprises — parfois trois.
Diptyques : l'enfant en 2007, l'adulte en 2027. Côte à côte. La même personne, vingt ans d'écart. Ce qui a changé. Ce qui a perduré.
Des triptyques : certains de ces adultes ont aujourd’hui leurs propres enfants. Trois générations dans un même cadre : l’enfant que j’ai photographié, l’adulte qu’il est devenu, l’enfant qu’il élève. C’est une histoire extraordinaire.
LA PHOTOGRAPHIE LONGITUDINALE EST RARE. LA PLUPART DES PHOTOGRAPHES DOCUMENTENT LES CRISES, PUIS PASSENT À AUTRE CHOSE.
J'y retourne.
C'est là toute la différence entre un projet et un engagement. C'est là toute la différence entre un projet et un engagement.
L'ARCHITECTURE
9 DIMENSIONS
H.O.P.E n'est pas un livre de photos. C'est un écosystème transmédia où chaque dimension renforce les autres : l'impact social décuple la visibilité artistique, et inversement.
LE MODÈLE
ACTION POUR LE FINANCEMENT DE L'ART
H.O.P.E fonctionne selon un modèle à trois volets. L'artiste subvient à ses propres besoins. L'art est au service de la cause. Aucun des deux ne se fait de tort à l'autre.
TROIS ÉCONOMIES ISSUS D'UN SEUL PROJET. L'UNE ASSURE LA PERMANENCE. LES DEUX AUTRES SONT AU SERVICE.
Ce livre éducatif est gratuit. Imprimé localement, illustré par des artistes cambodgiens, il est distribué dans les écoles et les orphelinats. Sa production est financée par les recettes des ventes aux enchères, des subventions et des partenariats institutionnels — et non par les éditions de l'artiste.
Des marques comme FREITAG ont bâti toute leur activité en transformant des bâches de camion en sacs. Mais ici, la boucle se referme autrement : les communautés que vous photographiez deviennent les artisans qui transforment votre art. Chaque pièce porte en elle un fragment de l'histoire qu'elle finance. Numérotée, signée, accompagnée d'un certificat d'authenticité et d'une carte retraçant son parcours — De la construction au sac.
D'AUTRES RECYCLENT DES MATÉRIAUX. MOI, JE RECYCLE LE SENS.
Le projet est actuellement en pleine phase de développement. Des partenariats institutionnels, des lieux d'exposition et des collaborations de coproduction sont en cours de mise en place en vue de la relance prévue en 2027.
Bourse « Professional Vision » de la Fondation Alexia (20 000 $) et bourse de photographie du PhMuseum — toutes deux déposées en février 2026. D'autres demandes de subvention sont en cours.
Ce n'est pas de la charité. C'est de l'architecture.
CHRONOLOGIE
QUATRE VOYAGES
VOYAGE N° 1 — SEPTEMBRE 2026
Reconnaissance : Renouer le contact avec Sunrise Cambodia et les partenaires locaux. Lancer la campagne sur les réseaux sociaux « Reconnaissez-vous cet enfant ? ». Trouver des espaces d'exposition. Rencontrer les partenaires universitaires du secteur médical. Mettre en place une chaîne de production pour les installations grand format. Tirer parti du 20e Sommet de la Francophonie (Phnom Penh, novembre 2026) pour amorcer la mobilisation des partenaires.
VOYAGE N° 2 — MAI 2027
Validation : confirmer les partenariats : signer des accords avec l'université de médecine, les écoles de couture et les lieux d'exposition. Tester le tissu maillé auprès d'un imprimeur local. Analyser les résultats de la campagne sur les réseaux sociaux — combien de visages ont été identifiés ? Conclure des accords de coproduction documentaire. Présélectionner les emplacements des façades. Ce voyage permet de transformer les intentions en contrats.
VOYAGE 3 — FIN 2027
La séance photo principale. Photographier les adultes qui étaient autrefois des enfants. Créer des diptyques et des triptyques. Immortaliser les retrouvailles. Mener une campagne de sensibilisation à la santé dentaire auprès des étudiants universitaires. Installer des affiches grand format sur les façades. Organiser des expositions dans des lieux locaux et internationaux. Tourner des séquences pour un documentaire.
VOYAGE 4 — FIN 2027
Lancement à l'occasion du 20e anniversaire : grande exposition. Lancement d'un livre. Projection d'un documentaire. Lancement d'une initiative en faveur de l'économie circulaire : les installations sont démontées et envoyées à des écoles de couture. L'œuvre d'art prend une nouvelle forme.
LE THÈME DE H.O.P.E N'EST PAS UN ORPHELINAT. C'EST L'ENFANCE CAMBODGIENNE — SA RÉSILIENCE, SA JOIE CONTRE TOUTE ATTENTE, SA DÉTERMINATION SILENCIEUSE À VIVRE PLEINEMENT FACE À LA PAUVRETÉ, À LA PERTE ET AU POIDS DE L'HISTOIRE.
LA RELANCE
20e ANNIVERSAIRE
En 2027, une version revisitée du projet H.O.P.E. original voit le jour, vingt ans après la prise des premières photos dans les rues et les orphelinats de Siem Reap.
Les archives photographiques de 2007 côtoient les témoignages des adultes que ces enfants sont devenus. Où sont-ils aujourd’hui ? Qu’est-ce que l’éducation a changé ? Qu’est-ce que la pauvreté leur a pris ? Qu’est-ce que la résilience leur a apporté ?
CES IMAGES CONSERVENT TOUTE LEUR ÉMOTION DEPUIS 2007. EN 2027, ELLES TROUVENT ENFIN LEUR PLEINE RÉALISATION SOCIALE.
LA CAMPAGNE « RECONNECT »
Une plateforme dédiée et une campagne sur les réseaux sociaux, en khmer et en anglais, sont déjà en ligne — invitant toute personne reconnaissant un visage sur les photos de 2007 à se manifester. Facebook, TikTok, Telegram. Ces photos font le lien entre hier et aujourd’hui.
350 visages. Vingt ans. Une nation se mobilise pour les retrouver.
Ce projet a besoin de partenaires convaincus que l'art ne sert pas seulement à décorer les murs.
Si vous êtes une institution, une galerie, un festival, une fondation ou une société de production — et que cela vous intéresse —, n'hésitez pas à m'écrire.
ludo@cazeba.com